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Construction d’un hangar industriel : les étapes clés, vues depuis le terrain

La question du carbone dans le bâtiment n’est plus un sujet périphérique. En construction comme en rénovation, elle influence désormais la conception, les choix techniques et même la durée de vie des ouvrages.

Avec près de 40 % des émissions de gaz à effet de serre en France, le secteur du bâtiment est au cœur de la transition environnementale. Comprendre comment se calcule l’empreinte carbone d’un bâtiment est devenu indispensable pour concevoir des projets réellement durables et conformes aux exigences réglementaires.

Photo de l'intérieur vide d'un hangar industriel

Qu’est-ce que l’empreinte carbone d’un bâtiment ?

L’empreinte carbone d’un bâtiment correspond à la somme des émissions de gaz à effet de serre générées tout au long de son cycle de vie, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie.

Elle s’exprime en kgCO₂e ou tCO₂e et couvre quatre grandes phases :

  • la fabrication des matériaux (béton, acier, isolants, menuiseries…) ;
  • le chantier (transport, mise en œuvre, consommations de chantier) ;
  • l’exploitation (chauffage, ventilation, climatisation, éclairage, maintenance) ;
  • la fin de vie (déconstruction, traitement des déchets, recyclage ou réemploi).

Cette approche globale permet d’éviter une erreur fréquente : se focaliser uniquement sur la phase d’usage, alors que les matériaux peuvent représenter une part majeure de l’empreinte carbone totale.

L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) : la méthode de référence

Pour mesurer l’impact environnemental d’un bâtiment, la méthode de référence est l’Analyse du Cycle de Vie (ACV).

Normalisée par les normes EN 15978 et ISO 14040, elle s’appuie sur des données environnementales issues de la base INIES (FDES et PEP).

L’ACV découpe le cycle de vie du bâtiment en modules :

  • A1 à A3 : production des matériaux ;
  • A4 à A5 : transport, chantier et mise en œuvre ;
  • B1 à B7 : phase d’exploitation, maintenance et remplacement ;
  • C1 à C4 : démolition, transport, traitement des déchets, recyclage ou mise en décharge.

Cette vision dite « du berceau à la tombe » permet d’identifier précisément les postes les plus émetteurs et d’agir efficacement sur les bons leviers.

Les facteurs clés qui influencent l’empreinte carbone d’un bâtiment

Le choix des matériaux

Sur la majorité des projets, les matériaux représentent entre 40 et 60 % de l’empreinte carbone globale.

Le type de béton, l’origine de l’acier, la part de matières recyclées ou l’utilisation d’isolants biosourcés influencent fortement le résultat final.
Les bétons bas carbone, l’acier recyclé ou les solutions bois locales permettent de réduire significativement l’impact environnemental sans compromettre la performance technique.

La conception architecturale

Un bâtiment compact, bien orienté, correctement isolé et étanche à l’air limite durablement ses besoins énergétiques.

La conception bioclimatique n’est pas un concept théorique : elle a un effet direct et mesurable sur l’empreinte carbone globale du bâtiment.

Les systèmes énergétiques

Le type d’énergie utilisée et l’efficacité des équipements influencent fortement l’empreinte carbone en phase d’exploitation.

Pompes à chaleur, ventilation double flux, récupération de chaleur, production photovoltaïque : ces solutions permettent de réduire les émissions tout en maîtrisant les coûts énergétiques.

La durée de vie du bâtiment

Un bâtiment conçu pour durer amortit mieux son impact carbone initial.

La modularité, la réversibilité des usages et un entretien adapté prolongent la durée de vie de l’ouvrage et améliorent son bilan environnemental global.

La fin de vie

La déconstruction sélective, le réemploi des matériaux et le recyclage en circuit court deviennent des leviers majeurs.

La fin de vie ne se subit plus : elle se conçoit dès la phase de conception.

La RE2020 : un cadre réglementaire structurant

Depuis 2022, la RE2020 impose de prendre en compte le carbone sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment à travers deux indicateurs :

  • Ic construction : impact carbone des matériaux et du chantier ;
  • Ic énergie : impact carbone lié à l’exploitation.
    Les seuils réglementaires vont se resserrer progressivement jusqu’en 2031, obligeant les maîtres d’ouvrage à anticiper dès aujourd’hui.

Les solutions intermédiaires ne suffisent plus : le bas carbone doit être intégré dès la conception.

L’approche de TCI

Chez TCI, nous intégrons la dimension carbone dans nos projets de construction et de rénovation industrielle ou tertiaire.

En collaboration avec des bureaux d’études spécialisés, nous réalisons les ACV et identifions les leviers réellement pertinents :

  • choix de matériaux à faible
  • impact carbone,
  • isolation performante,
  • ventilation double flux,
  • optimisation des systèmes énergétiques,
  • production photovoltaïque.

Notre objectif est clair : accompagner nos clients vers des bâtiments sobres, durables et conformes à la RE2020, tout en restant réalistes sur les plans technique et économique.